Se changer les idées

L’office de tourisme vallée du Loir vous livre quelques idées pour vous évader et vous divertir !

Les professionnels du tourisme sont toujours aussi enthousiastes à partager leurs savoir-faire, passions et créations !

Ils vous distillent quelques conseils d’experts pour découvrir de nouvelles occupations, de nouveaux loisirs créatifs ou pour vous perfectionner et révéler vos talents cachés 


À vos fourneaux !

avec le Jardin des Saveurs

Prenez vos tabliers avec Myriam et Mikael Martin, maître restaurateur et chef du restaurant Au Jardin des Saveurs à Lavenay.  Ils vous ouvrent les portes de leurs cuisines et vous accompagnent pour la réalisation d’une Pintade au Cidre et d’une Corolle aux fraises et à la menthe. Un repas composé de vos bons produits du terroir, qui devrait en ravir plus d’un !

Voici la liste des ingrédients à retrouver chez vos producteurs locaux en vallée du Loir !

Pintade au Cidre (4 personnes) : 

Corolles aux fraises et à la menthe (4 personnes) : 

  • 1 Pintade
  • 2 carottes
  • 1 oignon
  • 3 gousses d’ail
  • 1 brin de thym
  • 2 feuilles de Laurier
  • Beurre
  • Huile d’olive
  • 1/4 de litre de Cidre
  • 1 pomme
  • Préparation de la crème pâtissière :
    • 1/4l de lait entier, 25g de farine, 50g de sucre semoule, 1 pincée de sel, 3 jaunes d’œufs, 1/2 gousse de vanille
  • Préparation de la corolle :
    • 125g de sucre semoule, 50g de farine, 60g d’amandes hachées, 25g d’amandes en poudre, 60g d’eau, 60g de beurre, 60g de glucose
  • Dressage :
    • Poche et douille, Fraises, 1 Corolle, Menthe, Sucre glace

La main verte !

avec le Jardin du Bois Fleuri à Yvré-le-Polin

Mme Bureaux, créatrice du charmant jardin du Bois Fleuri à Yvré-le-Polin, vous distille quelques conseils pour se mettre au jardinage ! Avec son mari, elle a redessiné avec élégance l’espace boisé de son jardin. Elle a débuté leur création en 1997 avec une superficie de 1000m2. Puis, le jardin s’est agrandi au fil des année jusqu’à 3500m2 à ce jour !

Quand on est amoureux de nature, il n’y a pas de préférence. Les fleurs sont toutes très belles.

Le Jardin du Bois Fleuri présente divers espaces, jardin anglais, jardin japonais et plus contemporain…Avez-vous des conseils pour bien choisir le style à adopter, selon l’espace, l’exposition ou les envies ? Pour choisir le style à adopter, tout dépend dans un premier temps du goût du Jardinier. Il faudra également prendre en considération la qualité de la terre, l’exposition du terrain, des arbres et arbustes déjà existants.

Comment différencie-t-on ces styles ? Quels sont les marqueurs propres à chacun ? Le style anglais : c’est un mélange d’arbres et d’arbustes pour ressembler aux paysages naturels avec un équilibre de couleurs et de différentes odeurs. Le style japonais doit être composé de roches, d’arbres, de points d’eau et surtout de symboles avec un travail des formes des arbres et arbustes. Il doit présenter l’esprit d’un Jardin Zen. Le style contemporain est épuré avec une composition liée à la vie moderne. C’est lieu agréable, destiné à la convivialité et au bien-être.

Il y -t-il un style plus « en vogue » que l’autre ? Avez-vous quelques tendances pour 2021 ? Le style contemporain semblerait plus à la mode que d’autres par sa simplicité et son modernisme.

Quels seraient vos précieux conseils pour ceux qui souhaiteraient se mettre au jardinage durant cette période ? Pour une personne voulant se mettre au jardinage, je conseille plus le jardin à l’anglaise qui est à la portée de tout un chacun.

Quel serait la liste du matériel essentiel à avoir pour débuter ? Le matériel de base serait au minimum : bêche, pelle, fourche, brouette, cisailles… soit : la panoplie complète du jardinier !

Contes et légendes en vallée du Loir

Dans son  livre « La Sarthe insolite et secrète », Daniel Guérinet, guide habitant, a rassemblé ces pittoresques anecdotes qui éveilleront votre curiosité pour organiser vos prochaines virées !

« Les jours de grand vent, promeneur, passe au large si tu ne veux pas entendre les pendus claquer des dents. »

Aux abords des bois de Villaines-sous-Malicorne trône le chêne au Diable.

En 1391, Catherine, veuve de Jean de Lessilé, seigneur de la Roche-Girard d’Arthezé, fit construire la chapelle Notre-Dame de la Piété de Bonne Fontaine, là où il y avait une source qui ne tarissait jamais et passait pour guérir les maladies des yeux. Les moines de St-Jacques furent chargés du service de cette chapelle. »

Au XVème siècle, les seigneurs de Bonne Fontaine étaient chefs de la garde seigneuriale de la Flèche et, à ce titre, ils possédaient droit de justice sur toute la région. Beaucoup de procès se concluaient par la peine capitale. On imagine aisément le pauvre hère, nu en chemise, la hart au cou, solidement encadré de gens armés, cheminant vers ce lieu sinistre où il allait être pendu haut et court. Alors les pendus au dessus de la route permettaient au seigneur d’affirmer son pouvoir.

Le Chêne au diable dit  » le chêne aux pendus » ou « chêne des justices » est un chêne rouvre remarquable (XVème siècle) qui présente à la fois un intérêt patrimonial et historique. Il y a peu de temps, un panneau trônait encore à côté du chêne et informait les promeneurs : « Les jours de grand vent, promeneur, passe au large si tu ne veux pas entendre les pendus claquer des dents. »

« Très haut, très puissant, très noble seigneur messire Jehan Daillon était comte du Lude, gouverneur du Dauphiné, de l’Artois, du Perche , d’Alençon… » Jehan Daillon était l’ami intime de Louis XI. Ils avaient été élevés ensemble à la cour de Charles VII et avaient partagé leurs aventures de jeunesse. Menacé de disgrâce, il disparut précipitamment de Plessis-lès-Tours et se dirigea vers le Lude. Pas assez naïf pour ne pas comprendre qu’on le rechercherait tout d’abord en son castel, il se garda bien de paraître à son château du Lude. C’est à quelques kilomètres de la ville, dans les bois de Maulne, en un endroit qui du nom d’une ferme voisine s’appelle encore  » le Vaillant » que Jehan Daillon se cacha.

La légende n’hésite pas à révéler que le seigneur du Lude avait été assisté dans son infortune par la grande chasseresse, la fée que l’on n’a jamais vue depuis, mais dont le souvenir s’est conservé de génération en génération.

Chaque soir à l’heure où la chouette jette dans l’air son cri sinistre, de tout temps considéré comme un signe de malheur, une ombre blanche et silencieuse s’enfonçait dans l’épaisseur du bois. On la voyait glisser à travers les broussailles, légère et brillante comme un rayon de lune. Si quelque passant attardé sur la route ou embourbé dans les étroits sentiers apercevait la dame blanche, pieusement, il se signait et détournait la tête.

L’histoire n’a pas la poésie de la légende ! Elle coupe leurs ailes aux fées ! La fée protectrice, serait Jehanne, la nièce de Jehan Daillon qu’il avait élevée. Chaque soir, protégée par les superstitions qu’elle même accréditait, elle traversait, vêtue d’une longue robe blanche, les bois où nul ne songeait à la suivre. Ce petit manège dura sept ans avant que Louis XI n’accorde enfin son pardon à Jehan Daillon.

 

Pour parcourir l’ouvrage de Daniel Guérinet :  L’insolite en Vallée du Loir

À l'écoute des oiseaux !

 Saurez-vous reconnaître le chant de ces 3 oiseaux ?
chant-geai-des-chenes.mp3 Chant Geai des chênes.
chant-sittelle-torchepot.mp3 Chant Sittelle torchepot.
chant-pic-epeiche.mp3 Chant Pic Epeiche.
Après ces agréables écoutes, voici quelques conseils pour une activité 100% nature et détente :
Le maître-mot (et non corbeau)  : La dis-cré-tion !
    1. Faites un tour à pas de velours Préférez les sentiers silencieux aux bruissements des feuilles sur lesquelles vous marchez. Chuchotez et camouflez-vous si vous le pouvez.  
    2. Restez attentifs aux ramages des oiseaux ! Repérez d’où proviennent ces chants, concentrez-vous et si vous le pouvez munissez-vous d’une paire de jumelles. Après avoir repéré leurs beaux plumages, approchez vous tout en douceur. Inspirez et écoutez…Et si vous êtes plus curieux, certaines applications telles que Birdnet et Oiseaunet vous permettent d’identifier l’oiseau chanteur.  
    3. Les indices laissés par les gourmands : prêtez attentioaux endroits où vous découvrez des noisettes, des noix, des baies de houx, de gui, de lierre… et parfois même un fromage !

Avec le maître corbeau, sur des arbres perchés, certains oiseaux sont plus faciles à repérer :  

  • Le Geai des chênes, qui se nourrit beaucoup de glands en cette saison, est très actif. Vous l’identifierez grâce à son cri rauque et puissant. 
  • Les Sitelles torchepot, elles, misent sur la répétition. Ainsi, perchées en haut de grands arbres en forêt, aucun renard ne pourra venir les voler !  
  • A leur envol, les Pics épeiche émettent souvent un long chant semblable à un grand ricanement.  
  • Le troglodyte mignon, un des plus petits oiseaux d’Europe, fait partie des rares oiseaux à chanter en cette saisonChantant sur son perchoir, c’est ainsi qu’il marque son territoire. 

Et contrairement à la fable de la Fontaine, jurez, qu’il n’est jamais trop tard et que vous y prendrez encore et encore !